Édito

Quelques mots…

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S’engager dans la vie publique implique d’exposer ses convictions, sa manière d’être et même, à minima pour ce qui me concerne, de dévoiler quelques aspects de sa vie privée.
Dans cet esprit de transparence, j’ai souhaité créer ce site.

Vous pouvez me faire part de vos avis, critiques et propositions par mail à l’adresse suivante : vitte.daniel@wanadoo.fr







Dernières actualités

Avec les maires et les adjoints du canton de Bourgoin-Jallieu

photo_Ytong__1_.JPGChaque année, en tant que président de l’AMI, je suis invité par Guy Rabuel à l’assemblée générale de l’Association des maires et adjoints du canton de Bourgoin-Jallieu. Ce 20 mai, j’ai rejoint avec beaucoup de plaisir St Savin et, originalité, la séance se tenait dans les murs d’une belle entreprise locale, Xella France, qui commercialise divers produits isolants sous les marques Ytong et Siporex.

Evelyne Michaud, maire et conseillère départementale, a assuré l’accueil avant une riche présentation de la commune par le premier-adjoint, Fabien Durand. Le seuil des 4 000 habitants est en cours de franchissement, et St Savin possède de beaux atouts : patrimoniaux, économiques, sociaux.

L’intervention suivante nous a permis de connaitre la notion de centrale villageoise de production d’énergie : des particuliers et des collectivités pouvant se grouper pour installer des panneaux photovoltaïques sur les toitures, et produire de l’énergie électrique.

Puis, chacun a pu apprécier les propos du député Alain Moyne-Bressand, du conseiller départemental Vincent Chriqui, de la conseillère régionale Virginie Pfanner. Pour ma part, j’ai évoqué trois sujets : l’organisation des rythmes scolaires, le pacte financier à engager entre les collectivités locales et le gouvernement, la convention signée par la préfecture et l’AMI en matière de prévention de la radicalisation.

Avant la visite de l’entreprise Xella France, nous avons découvert ses spécificités : 96 usines dans 16 pays (3 en France), des bureaux commerciaux dans 30 pays, 87 personnes à St Savin, et une production de béton cellulaire s’appuyant sur des matériaux très locaux comme le sable et la chaux.

Une matinée dense et riche, illustrée par la photo de famille prise par Carole Muet, le Courrier - Liberté

Panissage : le bel outil d’épuration inauguré

STEP_1.JPGMême la météo nous a gratifiés d’un soleil inattendu, ce vendredi 19 mai, pour inaugurer un ouvrage de grande qualité, à Panissage.

Depuis de très nombreuses années, la station d’épuration de Panissage n’était plus aux normes. La réflexion, pour le renouvellement de cette unité a été longue, car il convenait de répondre à des questions essentielles. Notamment : pouvait-on réhabiliter l’existant, ou fallait-il construire du neuf ? Le périmètre de collecte devait-il être étendu jusqu’à Châbons ? La station devait-elle être implantée plus en amont, sur Chélieu, voire à Chassignieu ?

De toutes ces interrogations, a découlé une obligation, imposée par les services de l’Etat : engager un Schéma d’assainissement sur l’ensemble de la Vallée de la Bourbre. Notre syndicat l’a mené à son terme. Et nous avons validé ses conclusions, savoir : construire une unité d’épuration totalement nouvelle, sur le même site, dimensionnée pour traiter les eaux usées des communes de Panissage et Virieu, ainsi que les rejets de trois entreprises. Au préalable, nous avons réalisé des travaux importants à Virieu : la reprise du réseau d'assainissement de la commune. Nous étions en 2011 et 2012, avec un investissement de 540 000 euros HT, déjà sous la conduite de notre maître d'œuvre, IRH. Parallèlement, nous avons avancé dans l'élaboration du projet d’unité d’épuration, lançant, début 2015, la consultation pour les travaux. Pour cela, nous avons retenu un cahier des charges très précis, et contraignant dans le temps comme dans l'espace. En effet, la nouvelle station étant programmée sur le même site que l'ancienne, il ne devait pas y avoir d'interruption de traitement.

Finalement, nous avons retenu le groupement d'entreprises SAUR et BTP CHARVET, pour un montant de travaux (uniquement) de 1 667 600 € HT, marché notifié au mois de juin 2015. Et, au total, l'opération s’élevait dans sa globalité à 2 400 000 € HT. J’ai remercié l’Agence de l'eau, pour une aide de 909 453 euros, le Conseil départemental, pour un accompagnement à hauteur de 411 840 €. Soit un taux d'aide global de 55 %, taux assez exceptionnel à l’heure actuelle.

Les travaux ont débutés fin septembre 2015, suivis très attentivement, chaque semaine, par le vice-président délégué, Henri Rivière, et par notre directeur technique, Vincent Bouvard. En juin 2016 la nouvelle filière de traitement des eaux était en service. Restait alors à démolir l'ancienne station et à construire le bassin de stockage des eaux d'orage, ce qui a été achevé en octobre 2016. Les voiries ont été finalisées dans la foulée, et les espaces verts semés en avril 2017. Soit, 18 mois de travaux et une soixantaine de réunions de chantier. La capacité nominale de la station est de 3 000 équivalent-habitants, intégrant le développement futur des communes, projeté sur plusieurs décennies. La station est de type "boue activée, en aération prolongée". Ce procédé permet, grâce à un principe biologique, l'élimination de la pollution organique et de l'azote et, par l’injection de chlorure ferrique, nous éliminons aussi le phosphore. Ainsi, nous respectons les normes de rejet de l'arrêté préfectoral qui nous demande d'atteindre des rendements épuratoires de haut niveau : au minimum 85 % pour le phosphore et l'azote, de 93 à 94% pour les autres paramètres : matière en suspension et pollution organique. J’ai conclu en rappelant un principe qui m’est cher, la gestion directe de ce si bel ouvrage ! Grâce à nos salariés, techniciens de haut niveau, Frédéric Girard et Eddy Perrin-By, l’outil sera judicieusement entretenu. STEP_2.JPG

Elections présidentielles : trois constats préoccupants

picto_Democratie_francaise.jpgJ’ai suivi avec attention la campagne électorale des présidentielles, parfois avec un profond sentiment de malaise, à l’exemple de la prestation de Marine Le Pen lors du débat du deuxième tour, prestation indigne de la République française. Durant ces semaines, j’ai été frappé par trois constats particulièrement préoccupants pour notre démocratie.

D’abord, l’immense gouffre qui s’est creusé entre une très grande majorité de français et les dirigeants politiques. Le reproche n’est pas seulement une incapacité à traiter leur quotidien, ou à ne pas tenir les promesses, non c’est beaucoup plus grave. Nombre de citoyens estiment que les dirigeants politiques ne vivent pas dans le même monde qu’eux. Les rémunérations surréalistes, les arrangements, les passe-droits… sont tellement éloignés du quotidien de celui qui trime et s’éreinte, de celui qui est sanctionné au moindre faux pas.

Deuxième constat, conséquence du premier, les partis de gouvernement sombrent. Faute d’avoir fait leur révolution culturelle, ils risquent de disparaitre. Je pense aux militants sincères, en imaginant comment ils sont reçus lorsqu’ils distribuent des tracts et font campagne. Car, si je suis toujours resté prudemment à l’écart des partis politiques, je reste convaincu de leur utilité, à condition qu’ils sortent des postures politiciennes.

Enfin, et c’est le plus inquiétant, la rancœur accumulée pousse les électeurs vers le populisme des extrêmes, que les chefs s’appellent Le Pen ou Mélenchon. Le résultat est effrayant, avec des slogans simplistes et provocateurs, des propos haineux, des appels à l’affrontement dans une démocratie en danger.

Positif de nature, je continue à croire au travail de terrain, au service des habitants dans nos communes et communautés de communes, là où la fonction d’élu est encore reconnue.

Sassenage : les marchés publics au menu des élus isérois

picto_marches_publics.jpgLes élus locaux sont terriblement sollicités, nous l’avons encore constaté ce 10 mai, lors de la séance d’information consacrée à « la nouvelle réglementation des marchés publics ». Dans le passé, l’Association des Maires de l’Isère proposait deux à trois séances décentralisées sur un même sujet, aujourd’hui nous réduisons à une seule rencontre. Car la vie publique est, désormais, beaucoup plus consommatrice de temps et d’énergie. L’intercommunalité a ajouté, aux réunions de la commune et des différents syndicats, son propre flot de séances de travail.

Il faut, maintenant, des thématiques bien spécifiques pour permettre à l’AMI de remplir les salles, comme les lois traitant de l’urbanisme ou la mise en place des animations périscolaires. Sinon, quelques dizaines d’élus seulement convergent pour approfondir leurs connaissances.

Ce 10 mai, Christian Coigné, maire de Sassenage, vice-président du Conseil départemental et de l’AMI, nous a accueillis dans son superbe « Théâtre en rond ». Au programme : une mise à niveau en matière de marchés publics, avec quelques modifications dont la subtilité est parfois étonnante. Telle disposition n’est plus obligatoire, mais il est cependant conseillé de la conserver. La publicité de l’appel d’offres doit être « adaptée », mais personne ne peut définir précisément cette appréciation.

La séance a été riche et vivante, avec deux intervenants précis et pédagogues. Exposé clair et concret de maître Grégory Mollion, avocat au barreau de Grenoble, spécialiste du droit public et conseil de l’AMI tout au long de l’année. Suivi du témoignage, sur des pratiques au quotidien, de Rody Pelmard, responsable de l’administration générale et des affaires juridiques de la communauté de communes des Vals du Dauphiné. Le tout enrichi par les questions et les remarques d’un public particulièrement attentif.